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Gnawa Diffusion est de retour!

2008. Un soir de zapping, je tombe sur Taratata. Apparaît à l’écran Manu Chao, que je vénère depuis l’époque de Mano Negra (Pas assez de toi reste encore pour moi la chanson de rupture la plus juste). Il est en compagnie d’un de ses copains, dont le bagou pique ma curiosité. J’apprends qu’il est l’ex-leader d’une formation franco-algérienne appelée Gnawa Diffusion.

Je me rue sur Google pour en savoir plus. En vrac: Amazigh Kateb est le fils de l’écrivain algérien Kateb Yacine. Le groupe auquel il a fait partie jusqu’à l’année précédente a été formé en 1992, à Grenoble. Ses membres proviennent de différents horizons. Gnawa est reconnu pour son mélange de musiques traditionnelles du Maghreb, de ragga,de  reggae, de punk et  de rock.

Je passe à YouTube. Une seule phrase et je suis conquise: «J’aimerais être un fauteuil dans un salon de coiffure pour dame»…

Ombre-elle fait, depuis, partie de mes classiques perso. J’aime l’humour, le ton, l’esprit. Le côté un brin (très?) tombeur aussi, je l’admets.

Le répertoire du groupe est bien sûr beaucoup plus vaste. Parmi les sujets de prédilection de Gnawa, mentionnons l’exil, l’ethnocentrisme et la mondialisation.

Plus tard, dans la même émission de Taratata, le duo a chanté avec Tiken Jah Fakoly, star du reggae ivoirien. Un moment de télévision comme je les aime.

2012. J’apprends que Gnawa Diffusion donnera le coup d’envoi de la 26e édition du Festival international Nuit d’Afrique, qui battra son plein du 10 au 22 juillet. Quoi? Le groupe s’est reformé?

Re-Google. Je n’ai pas la berlue: une page Facebook consacrée au retour du groupe parle d’un album lancé en avril 2012 (iTunes m’indiquera plus tard qu’il est disponible depuis le 19 juin – du moins, au Canada) et annonce des dates de spectacles.

J’y découvre aussi cette citation d’Amazigh Kateb, qui explique comment un voyage en Alégrie a influencé son univers créatif:

«À 9 ans, lors d’un voyage à Timimoune, dans le sud algérien, j’ai découvert l’africanité du Maghreb, sans vraiment en saisir la teneur, mais en comprenant une chose: c’est que l’Algérie n’est pas blanche. Mes premiers écrits, des poèmes enfantins, datent de cette époque. Et ce n’est que vers l’âge de 15 ans, en débarquant en France, que j’ai découvert les Gnawas, les Aissaouas, et que je me suis intéressé aux particularités, à l’Algérie, à l’histoire du Maghreb et à celle de l’esclavage. D’ailleurs, Gnawa Diffusion, c’était une petite réaction à l’exil, une volonté de me faire ma petite Algérie.»

L’actualité a joué un grand rôle dans la reformation du groupe, comme l’a confié le chanteur, très engagé, à RadioHchicha.

«Pendant le « printemps arabe », on a enfermé la révolution dans le printemps mais on a aussi enfermé ces révolutions dans le monde arabe, alors que la véritable révolution est internationaliste de fait. Elle est basée sur la solidarité des peuples, elle ne doit pas être à la télévision ou enfermée dans une saison.»

Ai-je besoin de préciser quel est le dernier album à avoir trouvé sa place dans mon iPhone?

Si vous avez vous aussi envie d’assister au spectacle d’ouverture de Gnawa Diffuson, il vous reste quelques jours pour participer à notre concours pour gagner l’une des 25 paires de billets.

P.S.: Devinez qui sera aussi en spectacle lors de cette édition? Tiken Jah Fakoly… :-)

2 Commentaires

  1. Fabienne
    Posted 28 juin 2012 at 18h26 HE | Permalien

    Politic kills :-) Cette version Taratata est vaiment hot!

  2. Posted 29 juin 2012 at 7h16 HE | Permalien

    Bien d’accord! :-)

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