Lundi 19h – Cépages | C’est ce soir que débutait l’émission Cépages, au cours de laquelle l’animateur Jean-François Breau, toujours accompagné d’un sommelier, nous emmène rencontrer les plus importants viticulteurs canadiens. Nous connaissons bien les vins français, californiens, espagnols, portugais, chiliens, australiens, argentins…
Mais que savons-nous de ceux qui sont produits dans notre propre pays? A-t-on un climat et un sol propices aux belles surprises? Nos techniques de fabrication sont-elles différentes de celles des producteurs français? Quelles sont les particularités des vins produits ici? C’est ce qu’ils nous feront découvrir au cours de l’été.
Va pour l’aspect «production». Mais ça m’a donné envie de me pencher sur nos performances en terme de «consommation».
Je me souviens que l’an passé, lorsque je suis allée visiter la Maison des Vins de Nantes – une initiative d’Interloire qui a pour objectif-clé la valorisation durable des vins de Loire, le 3e vignoble d’appellation en France -, j’ai été étonnée d’entendre la responsable de la succursale me dire qu’en France – le paradis des amateurs de vins, je me permets de le rappeler – «les gens consomment moins de vin ou commencent à en consommer de plus en plus tard. Avant – dans les années 60 - on était à 100 litres par habitant par an et aujourd’hui, [...] ça été divisé par deux.» En effet, j’avais fait quelques petites recherches pour un billet écrit à l’époque et même si les chiffres varient légèrement d’une étude à l’autre (Vinexpo/IWSR, Xerfi, FranceAgriMer), il y a bel et bien une constante dans toutes ces statistiques: les Français boivent moins de vin.
Alors qu’en est-il de notre côté de l’Atlantique? Profitons-nous de ce recul de la France pour améliorer notre coup de goulot? Il semble bien que oui! Selon Vinexpo/IWSR, qui publie chaque année une grosse étude sur la consommation et la production de vins dans le monde, nous serions même des Speedy Gonzales de la consommation de vin: «En 10 ans la consommation de vins au Canada aura augmenté 6 fois plus rapidement que la moyenne mondiale», a expliqué Xavier de Eizaguirre, Président de Vinexpo, lors de la sortie de la plus récente édition de l’étude, en février dernier.
Plus concrètement, ça se chiffre comme suit:
- De 2005 à 2009: augmentation de la consommation de 22,5%
- De 2009 à 2014: on prédit une augmentation de la consommation de 19%
- On atteindrait ainsi 49,708 millions de caisses en 2014
- De 2010à 2014: la consommation de vins tranquilles devrait croître de 7,9 millions de caisses
- Si c’est le cas, nous obtiendrons la médaille de bronze – derrière la Chine et les États-Unis – pour la croissance de notre consommation en volume sur 10 ans.
Go, go, go! On lâche pas! On n’est plus qu’à quelques litres d’une troisième place! Champagne pour tout le monde!
Ou peut-être plus «Vino tinto pour tout le monde», au fond! Parce que Vinexpo nous apprend que nous – Canadiens – avons une préférence marquée pour les vins rouges. Ils constituaient 68% de tous les vins qu’on a bus en 2010. Mais les petits rosés ne se laissent pas décourager facilement. Entre 2010 et 2014, ils devraient connaître une croissance de 54,14 %.
C’est ainsi que nous nous plaçons au 5e rang en matière d’importation de vins. Environ 72% de tous les vins que nous avons bus étaient le fruit d’importations – provenant en majorité de France et d’Italie – en 2009.
À voir notre interêt grandissant (sans cesse) pour ce divin breuvage à l’intérieur du pays, je me dis que ça vaut probablement le coup de découvrir la route des vins Canadiens… un verre à la main!
Tous les lundis à 19h, en rediffusion les mardis 10h et dimanche, 9h.












