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Quand le réchauffement climatique est remis en cause

22h | Club Social – Alors que les Al Gore, David Suzuki et Hubert Reeves de ce monde font des pieds et des mains pour sensibiliser la population aux dangers du réchauffement climatique, les climato-sceptiques, eux, doutent.

Aujourd’hui, l’Agence Science-Presse , dans un article intitulé Il ne fait pas chaud tant qu’on ne vous dit pas qu’il fait chaud, nous a appris qu’en 2009 l’un des  «patrons de la chaîne d’information continue Fox News, [Bill Sammon], a ordonné à ses journalistes de cesser de dire que `la planète se réchauffe`, sauf s’ils donnent immédiatement la parole à quelqu’un qui nie cette théorie.» Son intervention a été plutôt critiquée dans le milieu journalistique.

En mars dernier, les climato-sceptiques Français avaient aussi eu la vie dure lorsque l’un d’entre eux, le géochimiste et ancien ministre Claude Allègre, avait publié «un livre qui contient presque autant d’erreurs par page que dans la totalité des volumes du GIEC!» (Quand un climato-sceptique dit n’importe quoi, Agence Science-Presse, 1er mars 2010). Il faut dire qu’une enquête du quotidien Le Monde avait alors démontré que parmi les 13 spécialistes cités par l’auteur pour appuyer ses dires, deux n’étaient que «consultants», deux autres n’existaient carrément pas et quatre… n’avaient jamais nié l’influence de l’homme dans le réchauffement de la planète.

Cela dit, ceux qui croient au réchauffement climatique ne sont pas nécessairement blancs comme neige. En janvier dernier, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a «reconnu avoir annoncé à tort et sur la foi d’informations anciennes erronées et non vérifiées l’accélération de la fonte des glaciers de l’Himalaya.» (Les climato sceptiques marquent des points, Slate.fr, 25 janvier 2010)

Et vous, qu’en pensez-vous? Que croyez-vous? Si la question vous intéresse, ne manquez pas l’émission Club Social de ce soir, 22h, au cours de laquelle vous pourrez entendre le point de vue des climato-sceptiques qu’a rencontré Dave Ouellet. Rediffusions samedi 18/12 à 15h30 et vendredi 24/12 à 11h. Disponible sur le Web dès lundi prochain.

4 Commentaires

  1. Posted 18 décembre 2010 at 16h30 HE | Permalien

    Le fait que TV5 s’intéresse au climato-scpeticisme m’apparaissait comme précurseur d’une ère nouvelle, vers une remise en question du traitement journalistique partisan, complaisant et à la fois ignorant de la science qui se cache derrière. Une lueur d’espoir vers un traitement objectif.

    Je me suis trompé. Non seulement le reportage présenté hier soir est tombé dans le même panneau que les autres médias, mais cette présentation écrite n’est que la démonstration de ce qui est dénoncé.

    Au fait, ce n’est pas le réchauffement climatique qui est remis en cause par les climato-sceptiques. C’est le rôle PRÉPONDÉRANT de l’homme et le caractère alarmiste et sans précédent.

    Le terme «climato-sceptique» est d’ailleurs inapproprié, car il signifie «douter du climat» (ou de sa variabilité), ce qui est ridicule. Les climato-sceptiques exposent justement que le climat n’a jamais été constant, avec des fluctuations importantes (le réchauffement récent cadrant dans cette variabilité naturelle). Un meilleur terme serait «sceptique du Réchauffement Climatique Anthropique (sceptique du RCA)».

    Des journalistes sont offusqués du fait que Bill Sammon (FoxNews) a fait preuve de critique en demandant à ses employés de présenter les deux côtés du sujet. Moi, ce qui me choque, c’est qu’on doive en faire la demande explicite!

    À l’inverse, Ross Gelbspan, ex-éditeur du Boston Globe, affirmait pour sa part:
    «Non seulement les journalistes n’ont pas la responsabilité de rapporter ce que les scientifiques sceptiques ont à dire à propos du réchauffement climatique, ils ont la responsabilité de ne pas rapporter ce qu’ils disent.»

    Grande complice de l’hystérie, la presse populaire n’a pratiquement jamais exposé autre chose que la version carbocentriste (celle du GIEC et des écolos). Aucun questionnement, du psittacisme déconcertant! Vous en faites la démonstration.

    Vous dénigrez également les sources de Claude Allègre, alors que les sources du GIEC – la référence officielle – proviennent à plus du tiers de littérature grise (non publié dans des revues à comité de relecture), incluant WWF et Greenpeace, contrairement à ce qui est véhiculé par l’organisme et son président, Pachauri (aussi président du groupe TERI, qui bénéficie de l’alarmisme).

    Au fait, au-delà du scandale de l’HimalayaGate (savez-vous au moins de quoi il s’agit? Car ce n’est pas via l’agence Science-Presse, AFP ou AP que vous l’apprendrez), il y a de nombreuses autres graves erreurs soulignées, mais dont la presse complaisante ne veut pas faire écho. Ni du ClimateGate. Ni des données embarrassantes, comme la stagnation des températures, l’expansion de l’Antarctique, la non-accélération du niveau des océans…

    Vous dites: «Vous pourrez entendre le point de vue des climato-sceptiques»?

    Sur 20-25 minutes d’enregistrement, on a gardé que 2 minutes, des phrases ici et là, entrecoupées d’un «expert» (pas du climat, mais de l’aspect social des sciences) ayant pour but de maintenir le cap sur la pensée unique en dénigrant la valeur des propos des dissidants au dogme. Pauvres blogueurs insignifiants… Ce sont tout de même eux qui soulèvent les erreurs, car les journalistes ne sont pas critiques.

    M. Gingras (l’expert) indique que le débat n’a pas lieu sur l’aspect scientifique, mais sur l’application politique. C’est tout faux. Même si le second existe, il y a un véritable débat entre les scientifiques (on est loin d’un consensus), mais la presse populaire, émission Club Social incluse, n’est pas intéressée.

    Merci à Dave Ouellet d’avoir tenté de briser le moule. Dommage!

    Yves Pelletier,
    auteur du blogue réchauffementmediatique.org
    (invité de Dave Ouellet)

  2. Posted 21 décembre 2010 at 12h46 HE | Permalien

    Je ne suis pas d’accord avec Yves Gingras lorsqu’il affirme que les discussions sur les blogues au sujet du réchauffement climatique sont juste du bruit. Je pense que Yves Gingras, en tant qu’historien des sciences, devrait visiter en particulier le blogue de la climatologue Judith Curry qui a compris le role des blogues dans la science. La science ne se fait pas uniquement par l’entremise des revues scientifiques. Beaucoup de discussions scientifiques se font entre chercheurs lors de conférences et plus récemment sur des blogues comme par example RealClimate, ClimateAudit et meme WattsUpWithThat (WUWT). Meme si la plupart des blogueurs ne sont pas des climatologues, ils peuvent raisonner et voir par exemple que les simulations numériques de James Hanson à partir de 1988 ont sur-estimées de facons significative les températures des années 2000-2010. Ces simulations n’ont pas pris en compte le role des variations naturelles due à la circulation des océans tel que suggéré par l’océanographe Mojib Latif. Pas besoin d’etre climatologue pour constater que la climatologie est une science jeune tel que demontré simplement en observant comment les facteurs forcants utilisés dans les modeles numériques changent d’un rapport du GIEC à l’autre. La critique des articles scientifiques, telle qu’ exprimée entre autre dans les blogues, fait maintenant partie intégrale du processus scientifique. Pas besoin d’etre climatologue pour voir que les modèles climatiques ne réussissent pas à expliquer le réchauffement des années 1910 a 1940. Sans comprendre complètement les publications scientifiques ont peut constater (sur le site RealClimate par example) qu’il y a un débat vigoureux entre climatologues au sujet par example de l’effet du réchauffement climatique sur la fréquence et l’intensité des ouragans. Les décideurs devraient porter plus attention aux discussions qui se passent dans les blogues tel que suggéré par Judith Curry. Les blogueurs ont un role dans la prise de décisions des gouvernement en obligeant les climatologues à mieux expliquer et défendre leurs travaux de recherche pour qu’ils soient plus compréhensible aux décideurs et économistes qui ne sont pas des climatologues permettant ainsi des prises de décisions plus rationnelles.

  3. Daniel
    Posted 22 décembre 2010 at 10h52 HE | Permalien

    Bonjour

    Je suis tombé par hasard sur ce site (vive le surf sur le Web)!!
    Je voudrais dire qu les climato-sceptiques sont pour moi plutôt de vrais scientifiques, étant moi même chercheur: la science c’est de toujours remettre en question les « acquis » et les savoirs.

    Les médias, au lieu de faire du dénigrement systématique des sceptiques, devraient commencer… par faire leur métier correctement.
    A savoir:
    -Rester objectif et ne pas prendre par au débat.
    -Donner la parole aux divers tendances qui s’expriment (c’est rarement le cas, ni pour le climat ni dans une affaire pénale, ni dans une affaire politique…).
    -vérifier les sources des informations.

    Si cela était fait correctement, les médias auraient vu ce qui se trouve sur les graphiques ci-après:
    http://jjbelen.free.fr/svt/documents/spe/tp_o18/compare1.htm (reconstitution de température antarctique vostok)
    http://jjbelen.free.fr/svt/documents/spe/tp_o18/compare2.htm (reconstitution de température par delta O18 dans sédiments marins).
    http://www.ncdc.noaa.gov/paleo/metadata/noaa-icecore-2475.html (données brutes)
    http://www.foresight.org/nanodot/?p=3553 reconstruction de la courbe pour le Groënland)

    Ces quatre sites montrent que la température était de 4 à 5 °c plus élevée il y a 6000 ans (pas de glace au pôle Nord en été) et que la tendance globale est un refroidissement généralisé entrecoupé de périodes chaudes. Les périodes les plus chaudes et les réchauffements les plus brusques étant il y a 6000, 5000, 3000 et 1000 ans.
    Le réchauffement actuel est négligeable et très lent par rapport à ce qui c’est déjà produit (0.7 °c / siècle contre 3°c par siècle il y a 6000 ans)

    http://www.globalwarmingart.com/images/1/1d/Post-Glacial_Sea_Level.png (variation du niveau marin depuis 22 mille ans) : Ou l’on voit que la vitesse d’augmentation des mers est de 3mm/ an depuis 4000 ans, contre plus de 24 mm / an durant la déglaciation.

    Cordialement à vous

  4. luc
    Posted 29 décembre 2010 at 6h14 HE | Permalien

    En lisant les commentaires, je m’aperçois que ce ne sont pas les climato-sceptiques qui ont la vie dure, mais les tenants du RCA.
    Les manœuvres journalistiques pour tenter d’asséner leur thèse ne les grandit pas. Il n’est pas étonnant qu’une bonne partie de la population ne les prennent pas au sérieux.
    L’objectivité, avez-vous la moindre idée du sens que peut avoir ce terme?

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