Par Gilles-Mathieu Laberge
Fille diplômée cherche homme ayant au moins un secondaire 5. C’est le titre d’un reportage de l’épisode de Club social diffusé ce vendredi à 22 h. Intrigué par cette tendance, où les femmes sont plus scolarisées que les hommes, j’ai voulu en scruter de plus près l’impact sur le couple en rencontrant Marie-Claude Joly, détentrice d’une maîtrise, et Bruno Sabourin, décrocheur.
On dit souvent que les couples fonctionnent s’ils sont fondés sur des bases d’égalité. Les diplômes entrent-ils en ligne de compte? « Ça dépend de ce que l’on recherche. Pour ma part, c’est davantage l’égalité au niveau des valeurs et des projets à long terme qui m’importe », me dit Marie-Claude. Malgré la valorisation des diplômes par la société, il ne faut pas oublier que scolarité ne rime pas nécessairement avec intelligence et culture. Y a-t-il quand même un décalage lors de certaines conversations? « Chacun a son propre bagage de connaissances, comme dans tous les couples. On échange et on s’apprend des choses mutuellement. » me répond Marie-Claude. J’en conclus qu’il s’agit davantage d’une question d’intérêts que d’éducation.
De récentes statistiques démontrent que les décrocheurs, une fois en couple avec des femmes scolarisées, veulent retourner aux études. « Ce n’est pas le genre de choses auxquelles je pensais avant. C’est certain que j’y songe beaucoup plus, depuis que je suis en couple avec Marie-Claude. », me confirme Bruno.
Au Québec, l’image du père a longtemps été représentée par l’homme qui apporte le plus gros revenu au foyer. Les temps ont bien changé. « C’est drôle de voir et de vivre l’envers de la situation, mais je ne peux pas dire que c’est une problématique », me dit Bruno. « Je viens d’un milieu où l’on m’a toujours dit qu’il n’y a pas de sous-métiers et qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme pour gagner un bon salaire », ajoute Marie-Claude.
Bref, ce charmant couple nous offre un bel exemple qu’une relation peut fonctionner, malgré les enjeux soulevés dans le reportage de Club social. Et vous, qu’en pensez-vous?












