Par Gilles-Mathieu Laberge
Certains jeunes adultes ont du mal à quitter la maison de leurs parents ou y reviennent après quelque temps. Ce phénomène, que l’on appelle Tanguy depuis le film du même nom, découle de deux causes. Il y a d’abord eu les enfants issus du babyboom, qui ont surchargé le marché du travail, rendant les emplois rares pour les générations suivantes. Puis, on remarque que les périodes de crise économique amènent aussi les jeunes adultes à rester plus longtemps chez leurs parents.
De plus, les jeunes d’aujourd’hui se mariant plus tard et restant généralement plus longtemps sur les bancs d’école que les générations précédentes, il paraît logique qu’ils tentent de bénéficier du confort financier du cocon familial. On remarque d’ailleurs que les enfants qui quittent leur famille pour aller étudier ou travailler sont plus enclins à éventuellement revenir vivre chez leurs parents que ceux qui déménagent pour établir une vie de couple. Selon le dernier recensement de Statistique Canada, 43,5 % d’un total de quatre millions de Canadiens âgés de 20 à 29 habitent encore chez leurs parents.
La géographie serait également un facteur influant sur ce phénomène. Au Québec, les jeunes adultes quittent le domicile familial plus tard que dans l’Ouest canadien. Aussi, les habitants des petites villes auraient tendance à être autonomes plus tôt que ceux des grandes villes.
Cette semaine à 15h30, Toute une histoire aborde la question sous différents angles. Aujourd’hui, on traite du phénomène boomerang, soit les enfants qui reviennent s’installer au sein du foyer familial. Mercredi, on rencontre des parents qui collent à la vie de leur enfant et qui acceptent mal leur départ. Quant à vendredi, il sera question des mères qui habitent chez leur enfant.













One Commentaire
Venant d’une petite ville (française) de 30 000 habitants, j’ai eu mon propre appart à 18 ans car je suis partie faire mes études (il n’y avait pas d’université dans ma ville).
Maintenant il est vrai que les Parisiens ou les gens de la région parisienne sont autonomes plus tardivement car ils ont les facs à proximité et en plus les prix des apparts sont prohibitifs sur Paris.